Recevez les offres d'emploi par email- En savoir plus
Alertes 
 
 

L'emploi dans l'industrie pharmaceutique en france facteurs d'évolution et impact à 10 ans

Erecrut.com

L'industrie pharmaceutique française bénéficie d'un glorieux passé
L'industrie pharmaceutique française a été et reste une des premières
du monde du fait de l'existence de champions nationaux. Le médicament
et les vaccins demeurent un secteur majeur de l'économie hexagonale,
pourvoyeur d'un excédent commercial structurel important.

En effet, la France reste :

- Le premier producteur européen en valeur devant le Royaume-Uni et
l'Allemagne (en net recul ces dernières années)1 ;

- Le premier pays européen en nombre de sites de recherche &
développement, du fait de la forte présence de sociétés françaises2 ;
Cette
situation assez singulière de la France résulte en grande partie de
l'histoire. En effet, selon l'enquête annuelle menée par le Leem auprès
de ses adhérents, les effectifs de l'industrie pharmaceutique n'ont
cessé de croître en France depuis 1995, avec un rythme moyen annuel de
+ 1,9%.

En outre, l'industrie pharmaceutique fait vivre un
certain nombre de partenaires et prestataires aussi bien dans la
production (façonniers, fabricants de principes actifs, etc.) que la
recherche et développement (CROs : prestataires d'études cliniques, PME
de biotechnologie, etc.). Si l'on compte l'ensemble de la chaîne du
médicament, ce sont environ 280 000 personnes qui travaillent
indirectement pour l'industrie du médicament.

Cependant, le
contexte récent est marqué par plusieurs facteurs défavorables Jusqu'à
une période récente, les entreprises pharmaceutiques se sont implantées
sur les marchés développés respectueux de la propriété intellectuelle
avec une logique privilégiant de manière durable leur localisation
historique.
Les perspectives de croissance de nouveaux marchés très
dynamiques en Europe de l'Est, en Amérique du Sud, puis, plus
récemment, en Asie, vont entraîner la diminution du poids des
continents traditionnels dans les ventes, mais surtout dans la
croissance des revenus des entreprises pharmaceutiques au cours des
prochaines années. L'application de la logique traditionnelle
d'implantation des principaux acteurs pharmaceutiques (à proximité des
marchés les plus attractifs) devrait donc voir continuer la vague
d'investissements dans ces pays.

Un deuxième phénomène devrait
retentir sur la géographie de la pharmacie mondiale et de ses emplois ;
il s'agit de la désintégration de la chaîne de valeur traditionnelle.
En effet, historiquement, l'industrie pharmaceutique a souhaité
maîtriser l'ensemble de la chaîne de valeur (de la recherche à la
commercialisation en passant par la production primaire et secondaire).


Troisièmement, le marché pharmaceutique mondial est marqué par le
développement
de nouveaux types de produits qui ne répondent pas tout à fait aux
mêmes impératifs que les médicaments princeps traditionnels issus de la
chimie (« petites molécules ») : les génériques d'un côté et les
biomédicaments de l'autre.

Le retard de la France concernant les
biotechnologies est patent lorsqu'on la compare au Royaume-Uni, à
l'Allemagne voire à certains pays nordiques comme la Suède, elle ne
parvient pas à inverser la tendance. Les entreprises de biotechnologie
françaises n'ont pas atteint une taille suffisante pour devenir des
acteurs significatifs de

la bioproduction3, et les offres de
production de médicaments biologiques restent encore faibles en France
(y compris auprès des grands acteurs internationaux), ce qui pourrait,
en retour, pénaliser l'essor des PME innovantes.
Enfin, du fait
d'une régulation de plus en plus contraignante et d'un encadrement des
dépenses du médicament qui touche la quasi-totalité des pays développés
(y compris les Etats-Unis par l'élargissement des programmes Medicare
& Medicaid), les dix premiers laboratoires mondiaux perdent, en
moyenne, 0,6 point de marge par an, ce qui devrait les amener à réagir
par des mesures de réduction des coûts. En conséquence, les opérations
de fusions & acquisitions pourraient reprendre ainsi que les
réductions d'effectifs correspondantes.

Quelles conséquences auront les bouleversements récents sur l'emploi en France ?

Face
à ces mouvements stratégiques non encore stabilisés, ni même aisément
lisibles pour certains d'entre eux, quatre questions principales se
posent pour anticiper les évolutions de l'emploi pharmaceutique en
France et proposer des actions pour favoriser la compétitivité de notre
pays :

- Quelles fonctions seront plus particulièrement touchées ?

- Dans quelles proportions (versant quantitatif) ?

- Dans quelles directions (versant qualitatif) ?

- Quelles mesures faut-il prendre pour maintenir voire développer l'emploi dans la filière pharmaceutique en France ?

Depuis
plus de quinze ans, les effectifs déclarés par les adhérents au Leem
n'ont cessé de croître, ce qui a pu laisser penser que cette tendance
était immuable.

Néanmoins, les cinq grands facteurs de
déséquilibre mis en évidence par Arthur D Little lors de cette étude
(pression sur les coûts du médicament, émergence de nouvelles zones de
croissance, développement des génériques, fragmentation de la chaîne de
valeur et internationalisation de la compétition) devraient affecter
l'emploi d'ici 2015.

Lire la suite l'étude d'Arthur D. little

1 Source : EFPIA, dernières données disponibles 2005.
2 Source : La globalisation des leaders pharmaceutiques, Nelly Weinmann, Septembre 2005, p.28.
3 Or, cette intégration verticale vole actuellement en éclats sous le
coup de deux phénomènes : le recours à l'externalisation et l'essor des
biotechnologies qui bouleversent les équilibres antérieurs fondés sur
la chimie.



Retrouvez nos dernières offres d'emploi "Pharma" :



Dernière mise à jour: 03/11/2010 - 5:27 AM